1967-Lyndon Johnson

Face à la propagation des émeutes raciales, le président américain Lyndon B. Johnson ordonne l'envoi d'un renfort de 5.000 parachutistes dans l'état du Michigan...

Le 25 juillet, 3.200 d'entre eux sont mis en état d'alerte sur la base de Selfbridge, à 50 km de Detroit, les autres rejoignant les 8.000 gardes nationaux qui s'efforcent déjà de rétablir l'ordre dans cette ville.


Malgré le couvre-feu, des centaines d'incendies ravagent des quartiers entiers et une bataille rangée oppose des tireurs noirs aux gardes nationaux. Ces derniers répliquent alors en tirant à la mitrailleuse depuis leurs blindés.


La multiplication des pillages et des incendies n'épargnant aucun endroit de la ville, les forces de l'ordre balayent chaque rue à coups de projecteurs pour y débusquer les tireurs qui les prennent pour cible.

Face à un groupe d'afro-américains qui attaquent un poste de police, les gardes nationaux tirent de nouveau à la mitrailleuse. Au matin du 26 juillet, un bilan provisoire fait état de 23 morts et d'au moins 200 blessés graves. Bien que les unités de police et celles des militaires aient procédé à plus de 2.000 arrestations,  les dégats ont malgré tout été considérables. Un 1er bilan les estime à plus de 200 millions de dollars. 

De plus, l'économie de Detroit et la plupart de ses chaînes de production automobile sont pour l'heure totalement paralysées. Les émeutes, qui ont également éclatées (à plus ou moins grandes importances) à PontiacToledoGrand-RapidsWadesboroHoustonNew-BritainEnglewoodCambridgeYoungstown et Minneapolis, touchent donc désormais 8 états américains...