Le 19 octobre, Martin Barrios, capitaine de la police espagnole, est retrouvé mort au Pays basque espagnol. La semaine suivante, José Antonio Lasa et José Ignacio Zabala, 2 Basques espagnols refugiés à Bayonne, en France, sont enlevés et emmenés en Espagne, où leur trace se perd. Puis, le 19 décembre, l'Espagnol Juan Ramon Oniedera, serveur de café à Bayonne, est froidement assassiné...

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Après qu'ils aient pris la fuite, les tueurs revendiquent le meurtre de Oniedera, membre selon eux de l'organisation indépendantiste basque ETA.

Dans leur communiqué, ils déclarent appartenir au Groupe Anti-terroriste de Libération (GAL), lequel a également enlevé, une semaine auparavant, un autre Espagnol refugié au Pays basque français.

L'organisation terroriste ETA affirme pour sa part que le GAL est un organe policier clandestin mis en place par Felipe Gonzalez, chef du gouvernement espagnol.

Financé avec des fonds secrets, la mission du GAL est, comme son nom l'indique, d'éradiquer le terrorisme espagnol.

La justice et la police française pensent que celà est plausible puisque, de 1975 à 1981, la police anti-terroriste espagnole a déjà procédé de cette manière.

A l'époque, succédant à ceux de Franco, ces commandos sont affublés de noms tels que Bataillons Basques espagnols, Justice Pieds Noirs ou Commandos Delta.

Les actions menées aujourd'hui par le GAL semblent indiquer que la police anti-terroriste espagnole est déterminée à rendre coup pour coup aux attentats perpétrés par l'ETA, y compris en venant tuer ses combattants sur le territoire français !