Au lendemain du 18 juin 1940, 8.000 fantassins et de plus de 20.000 marins sont présents en Angleterre aux côtés du général de Gaulle. Mais, après la signature de l'armistice entre la France et l'Allemagne le 22 juin, une majorité d'entre eux décident de cesser le combat et de retourner sur le continent. En juillet, Charles de Gaulle ne dispose plus que de 2.000 soldats (dont une forte proportion de légionnaires).

1943-medaille de combattant de la France libre

Heureusement, de nouveaux volontaires arrivent par la suite et les effectifs se regonflent.

L'amiral Emile Muselier peine cependant à recruter plus de 400 marins et les quelques 100 navires français stationnés dans les ports anglais sont alors mis à la disposition de la Royale Navy.

En 1942, une partie d'entre eux est confié aux 5.000 nouveaux marins Français que compte désormais la France libre. Et leur nombre passe à 7.500 l'année suivante.

Côté aviation, la France libre ne peut guère compter que sur 500 aviateurs, la plupart sans expérience.

Ils sont placés sous le commandement du général Martial Valin qui va les préparer au combat avant de les répartir dans les groupes Lorraine, Alsace et Normandie.

En 1943, leurs effectifs passent à 1.000 navigants et 2.700 combattants. Avec 33 victoires, Pierre Clostermann devient le 1er des as français de cette guerre. 

Les 60 avions du groupe Normandie sont envoyés par la suite en renfort en URSS où ils deviennent le groupe Normandie-Niemen.

Ils aident alors les soviétiques à vaincre l'Allemagne et les 300 victoires que le groupe Normandie-Niemen totalise lui valent de recevoir plusieurs décorations de la part de l'URSS.

Le capitaine AlbertRoland de la Poype, Marcel Lefevre et Jacques André sont quant à eux déclarés Héros de l'Union Soviétique.