Le 6 mai 1941, pour montrer sa bonne volonté à Adolf Hitler, le 1er ministre français François Darlan donne l'ordre au général Henri Dentz, qui commande les forces françaises en Syrie, d'autoriser les avions allemands à atterrir sur les aérodromes syriens afin d'acheminer des renforts en Irak, face à l'armée britannique. Dentz obéit mais refuse toutefois d'accepter la présence permanente des Allemands en Syrie.

1941-Winston Churchill

Ayant chassés les Anglais d'Irak, les troupes allemandes se retirent donc de Syrie le 6 juin.

Winston Churchill décide aussitôt d'attaquer la Syrie et le Liban pour empêcher les forces italo-allemandes de revenir s'installer au Moyen-Orient.

Churchill entrevoit que, si l'Angleterre prend seule la Syrie, elle pourra l'occuper seule après la guerre.

Pour déjouer ce projet, le général de Gaulle exige que les soldats de la France libre soient systématiquement associés aux opérations militaires de Syrie et du Liban.

En face, contre toute attente, les troupes de la France pétainiste contiennent la poussée de l'alliance anglo-française, se permettant même le luxe de refuser l'aide de l'aviation allemande.

Puis, après 5 semaines de durs combats, elles cèdent devant l'arrivée des renforts anglais venus d'Egypte et d'Irak et, le 8 juillet, Dentz demande l'armistice.

Charles de Gaulle obtient des Anglais qu'ils laissent la France continuer d'administrer la Syrie et le Liban mais, en septembre, l'Angleterre renie sa parole et expulse plusieurs milliers de fonctionnaires. Puis, le 26 juillet 1943, ils organisent des élections libres qui donnent une écrasante victoire aux partis nationalistes syriens : la position de l'administration française en Syrie devient alors très délicate...