L'agriculture de l'Argentine des années 1930 se modernise et, bien que couvrant d'immenses et riches espaces, elle n'a désormais besoin que de peu de main-d'oeuvre. Le pays devient alors l'un des plus grands exportateurs de produits alimentaires du monde mais, paradoxalement, sa population souffre de la faim. Cependant, les grands propriétaires terriens qui détiennent le pouvoir commettent l'erreur de ne pas s'en soucier...

1955-Juan Peron

En 1946, le colonel Juan Peron, secrétaire d'état au Travail, en profite et parvient à se faire élire président de la République.

Le 28 mai, il crée l'Institut Argentin de Promotion de l'Echange (IAPE) pour réformer l'économie du pays en nationalisant le commerce extérieur.

Pour nourrir la population, l'IAPE achète les surplus de céréales aux producteurs argentins et, pour développer l'industrie, distribue des capitaux. L'IAPE fixe également les prix des produits alimentaires de base et le niveau de profit de l'industrie.

De son côté, Juan Peron redistribue les revenus, crée une assurance maladies et accidents du travail, accorde des congés payés et la retraite, donne le droit de vote aux femmes et établit le droit à l'éducation et au logement.


Ulcérés, les propriétaires terriens s'emploient alors à précipiter sa chute et celle de son gouvernement et, en 1955, des militaires renversent Peron et prennent le pouvoir.


L'IAPE est supprimé et les nombreuses usines où les ouvriers se sont syndiqués sont toutes fermées. L'Argentine vit ensuite une succession de gouvernements autoritaires civils et militaires jusqu'en 1983, année où un gouvernement néolibéral de puissants propriétaires terriens favorise intensivement les exportations de denrées agricoles...