Après la démission, le 17 juillet, du 1er ministre socialiste Pierre Mauroy, le président François Mitterrand nomme Laurent Fabius pour lui succéder à la tête du gouvernement. Le communiste Charles Fiterman, ministre des transports, annonce alors qu'il ne souhaite plus être ministre et le bureau politique du Parti Communiste Français (PCF) décide de se réunir sans attendre...

1984-Laurent Fabius

A la suite de cette réunion, le PCF informe la presse des profondes divergences qui le séparent désormais du pouvoir socialiste de François Mitterrand.

Ils critiquent notamment la politique économique et sociale que ce dernier envisage de mener dans son projet de budget 1985.

Les communistes y pointent également l'augmentation des taxes sur l'essence et l'abandon du projet de réglementation des écoles privées.

Les 4 ministres communistes du gouvernement socialiste de Pierre Mauroy sont toutefois d'avis partagés... 

Jack Ralite pense que les communistes doivent refuser de faire partie du gouvernement de Laurent Fabius

Anicet Le Pors et Marcel Rigout sont partisans de rester au pouvoir et Charles Fiterman réserve son avis.

Georges Marchais, secrétaire général du PCF, interrompt brusquement les vacances qu'il passait en Roumanie, revient en France et, le 18 juillet, prend la direction de la réunion du comité central du PCF.


Pour leur part, les milieux financiers internationaux, qui considérent Laurent Fabius comme un social-démocrate, se disent rassurés de son arrivée à la tête du gouvernement français. Par ailleurs, ils pensent qu'il est désormais temps que le président François Mitterrand décide de se débarrasser des ministres communistes.