En 1916, Marcel Mennesson dépose un brevet pour un vélo affublé d'un moteur 2 temps sur la roue arrière. Mennesson reprend une 2nde fois son idée de vélo et a la bonne idée de positionner le moteur sur la roue avant. Un prototype est réalisé en 1940 et l'engin, qui avance à une vitesse modeste, permet de ne plus avoir à pédaler après le démarrage. En 1946, Mennesson passe du prototype à la production.

1966-Velosolex

Avec son associé Maurice Goudard, ils vendent leur vélomoteur sous le nom de Vélosolex pour 13.600 francs.

Equipé d'un moteur de 38 cm3, il ne pèse que 28 kilos et n'est disponible qu'en noir.

D'après la publicité, il ne consomme qu'un litre aux 100 kilomètres d'un liquide nommé Solexine, vendu en bidon de 2 litres.  

La 1ère année, la production des "Solex" n'est que de 5.500 exemplaires et les acheteurs doivent alors s'armer de patience.

Sous le porte-bagages arrière est dissimulée une petite boite à outils en métal (noir) et une courte pompe à vélo (également noire). Dans les descentes, le moteur agit comme un frein et régule ainsi la vitesse. En 1966, Vélosolex sort le modèle S 3800 qui va rapidement devenir un succès et sera le "Solex" le plus vendu par la marque. Renault la rachète en 1974 pour la revendre ensuite à Motobécane...

Dans les années 1980, Motobecane décline le S 3800 dans plusieurs couleurs et propose jusqu'à 15 modèles différents de "Solex". Mais ce n'est pas suffisant pour enrayer le déclin de la marque et, en 1988, la production de Vélosolex est arrêtée. Au début du 21ème siècle, le nom est rachetée (à plusieurs reprises) et le "bon vieux Solex" devient finalement un moderne vélo électrique possédant une autonomie d'une heure trente.