Confortablement réélu en 1965 et ayant obtenu une écrasante majorité aux élections législatives de 1968, le président Charles de Gaulle organise un référendum pour réformer le Sénat et découper la France en régions. Il annonce alors que, si les Français votent "non", il quittera son poste. Le dimanche soir, le résultat tombe : 53,17% des électeurs ont votés "non". Le général de Gaulle fait alors une déclaration...

1969-Referendum du 27 avril

"Je cesse d'exercer mes fonctions de président de la République".

D'importantes forces de police sont positionnées dans les rues du quartier latin et tous les rassemblements d'extrême-gauche y sont violemment dispersées.

Pendant ce temps, quelques groupes antigaullistes d'extrême-droite manifestent sur les Champs-Elysées.

Dés le lundi, Alain Poher annonce que les élections présidentielles auront lieu le 1er juin.

Les partisans de Georges Pompidou entrent sans attendre en campagne électorale. Les socialistes annoncent qu'entre le centriste Poher et le gaulliste Pompidou, ils voteront Poher au 2nd tour. Pour leur part, les communistes pensent que l'union de la gauche permettrait de battre les gaullistes et les centristes.

Aux USA, la défaite de Charles de Gaulle n'a suscité aucun commentaire gouvernemental. Les Allemands ont salué le rôle joué par de Gaulle dans le rapprochement franco-allemand et les Britanniques se sont inquiètés pour la candidature de leur pays à l'entrée dans le Marché commun. Le Québec et les pays arabes ont été consternés mais, par contre, Israël a exprimé sa satisfaction de voir le général quitter le pouvoir. En URSS, sa défaite a été considérée comme la victoire du Parti Communiste Français (PCF).