Large, rond, en laine de mouton feutrée et teinté en noir, le béret basque naît au cours de la seconde moitié du 19ème siècle dans le sud-ouest de la France où il orne des crânes d'hommes de tous âges. Cependant, en dehors de cette région, les autres Français n'arborent absolument pas ce couvre-chef. Puis, au lendemain de la 1ère guerre mondiale, le béret devient subitement à la mode dans tout le pays...

beret

Ici et là, il se montre désormais dans les rues des villes et des campagnes de France et se mêle aux casquettes et aux chapeaux.

Des hommes et des femmes célèbres, tels Ernest Hemingway, Michèle Morgan, Greta Garbo, Gary Cooper et Ingrid Bergman, ainsi que Che Guevara et Fidel Castro, l'adopte et le font connaître au monde entier.

Toutefois, les membres de la famille royale d'Angleterre résistent et refusent obstinément de se coiffer d'un béret. 

Dans les années 1940, leur région ayant été annexée par l'Allemagne, des Alsaciens arborent fièrement des bérets pour marquer leur attachement à la patrie française.

Dans le reste du pays, le béret de chasseur alpin fait partie de l'uniforme des miliciens du maréchal Pétain.

Au lendemain de la guerre, la société béarnaise Laulhère se met à fabriquer des bérets haut-de-gamme, essentiellement pour les dames. Également établie dans le Béarn, la firme Beighau préfère sagement continuer à réaliser les bérets classiques qu'elle fabrique depuis toujours.

Mais, au cours des décennies suivantes, les bérets (ainsi que les casquettes et les chapeaux) passent de mode en France. Cependant, le cliché perdure et le reste du monde semble toujours être convaincu (apparemment) que les Françaises et les Français ne se séparent jamais de leurs bérets !