Un premier bouleversement secoue l'industrie de la lingerie féminine quand le nylon supplante définitivement la soie. Puis, un autre arrive en 1962 quand la société Dimanche commercialise des bas sans couture. En 1965, l'agence Publicis conseille à cette même société de raccourcir son nom qui devient alors Dim. Dans la foulée, Publicis propose à Dim de vendre ses bas par 3 (pour en avoir 1 de plus en cas d'accident)...

Dim

Toujours sur les conseils de Publicis, Dim met sur le marché des chapelets de 10 bas et des petits cubes en carton où les bas sont entassés, en vrac.

En 1968, des centaines de milliers de mini-jupes dévoilent subitement les collants que Dim vend 5 francs pièce, soit 4 fois moins cher qu'une paire de bas.

La publicité de William Klein montrent, en 1971, un groupe de 5 femmes : leurs jupes sont soulevées par un courant d'air qui dévoile leurs collants de 5 couleurs différentes...

Ces images sont soutenues par un "chantonnement" féminin qui va devenir pour longtemps l'empreinte sonore de la marque Dim.

Marie-Christine Deshaye, jeune mannequin français de seulement 15 ans, devient par la suite l'égérie de Dim et lui donne ainsi un énorme coup de jeunesse.

Dorénavant, Dim est largement en tête des ventes sur le marché des collants mais, dans les années qui suivent, les femmes enlèvent leurs mini-jupes, se glissent dans des pantalons et cachent leurs jambes. Les temps deviennent plus durs pour Dim !

La marque réussit cependant à rebondir en se diversifiant dans les sous-vêtements et en inventant, en 1986, un bas (érotique) qui tient tout seul sur la jambe : le Dim'Up. La clientèle s'élargit de nouveau, touchant désormais des femmes de 15 à 50 ans. La société Dim va ainsi, de succès en succès, traverser la seconde moitié du 20ème siècle sans jamais vraiment connaître de périodes difficiles, bien au contraire !