Dans la soirée du 9 novembre, dans sa propriété de Colombey-les-deux-Eglises, le général Charles de Gaulle succombe à une rupture d'anévrisme. Dans son testament, l'ancien président de la République française avait spécifié qu'il voulait être enterré à Colombey, qu'il ne voulait pas d'obsèques nationales et qu'il ne souhaitait la présence d'aucun président, d'aucun ministre ni d'aucun officiel aux siennes.

memorial Charles de Gaulle


Seuls les militaires français pourront y participer, mais sans musique ni fanfare.


De plus, le général a exigé qu'aucun discours ne soit prononcé, ni à l'église, ni ailleurs.

Toutefois, à l'Elysée, dés que la nouvelle du décès est connu, les drapeaux sont immédiatement mis en berne.

Le 11 novembre, le président Georges Pompidou et le 1er ministre Jacques Chaban-Delmas décident cependant d'aller à Colombey pour s'incliner devant la dépouille du général.

Le 12 novembre 1970 est, quant à lui, décrété journée de deuil national : toutes les administrations et toutes les écoles du pays sont donc fermées.

Une messe est célébrée dans l'église Notre-Dame, à Paris, et le président de la République, l'ensemble du gouvernement, un groupe de compagnons de la Libération et plusieurs dirigeants d'Etats étrangers y assistent.

Pour marquer le deuil national, les radios françaises interrompent également leurs programmes et diffusent de la musique classique en continu.

Avec le général de Gaulle, disparaît le dernier des "grands de la dernière guerre", ainsi que l'homme de la France libre, celui qui a ramené son pays (bien qu'occupé par les Allemands) dans le camp des vainqueurs. Charles de Gaulle est  aussi celui qui lui a obtenu un siège permanent au Conseil de sécurité de l'ONU.