Après avoir partagé son enfance entre le château de Coudène, dans le Lot-et-Garonne, et celui de Vigneux, en Seine-et-Marne, Bernadette Chirac (née Chaudron de Courcel) incite son époux Jacques à faire l'acquisition d'une demeure de prestige en Corrèze, le département où il est député depuis 1967. Leur choix se porte alors sur le château de Bity, dans la commune de Sarran, et ils l'achètent le 3 mars 1969. 

1969-chateau de Bity

Ce château de 2050 m2 a été construit au 16ème siècle au milieu d'un parc de 11 hectares et les époux Chirac deviennent propriétaires de l'ensemble pour 200.000 francs.

Le mois suivant, le château est classé monument historique et le secrétaire d'état Jacques Chirac peut donc percevoir des subventions et déduire de ses impôts une partie des frais de rénovation.

Par la suite, le dossier du classement du château s'égare et demeure introuvable dans les fichiers de la Direction des Monuments Historiques.

A l'occasion de travaux, le couple Chirac récupère les ardoises du toit de l'église de la commune et les fait alors poser sur les tours de son château.

Mais, en 1972, le président Georges Pompidou s'irrite de lire dans la presse que le ministre Chirac a obtenu de conséquentes réductions d'impôts grâce au château de Bity. Les époux Chirac deviennent alors très discrets et interdissent l'accès du château à tous les journalistes.

En 1978, la Fondation Pompidou (dont Jacques Chirac est le trésorier) achète un terrain à proximité du château de Bity. La colonie de vacances qui y était installée doit alors fermer. Une caserne de 90 gendarmes est construite au plus près du château en 1996, pour assurer la sécurité de Jacques Chirac, désormais président de la République. Mais le couple Chirac finit par ne plus venir à Bity et l'effectif est alors réduit à 12 hommes.