A l'automne 1968, la Fédération de la Gauche Démocratique et Socialiste (FGDS) cesse d'exister. Sa disparition permet la naissance d'un Parti Socialiste (PS) qui devrait être plus ancré à gauche. Mais, au printemps 1969, les congrés de Saint-Gratien et d'Alfortville donnent lieu à des luttes fraticides entre les tendances qui composent ce parti et les résultats électoraux qui suivent sont un désastre.

1971-François Mitterrand

Le congrés d'Epinay-sur-Seine, qui réunit en 1971 près de 1.000 délégués (des socialistes, des radicaux, des chrétiens et des militants venus du PSU, rallié au PS), se passe beaucoup mieux.

L'orateur qui obtient l'accueil le plus chaleureux se nomme François Mitterrand, député (non inscrit) de la Nièvre.

Il est celui vers lequel les militants socialistes placent désormais leurs espoirs d'accéder au pouvoir.

Pour y parvenir, il leur propose une stratégie d'alliance avec le toujours puissant Parti Communiste.

Reprenant les termes des communistes, François Mitterrand condamne lui aussi le capitalisme et la "nuisance des monopoles".

Il affirme avec conviction que les socialistes doivent définir, en commun avec les communistes, un programme de gouvernement.

Lors du vote des délégués, certains sont convaincus que Mitterrand va faire un score énorme...

Pourtant, la motion du député de la Nièvre ne l'emporte que de peu sur celle d'Alain Savary qui, lui, est hostile à l'alliance avec les communistes. De plus, cette courte victoire n'est obtenue que grâce aux voix des partisans de Gaston Defferre et de Pierre Mauroy, l'un et l'autre étant considérés comme faisant partie de l'aile droite du Parti Socialiste et comme de fervents adversaires... de l'alliance avec les communistes.