A l'issue des élections législatives russes de décembre 1995, le Parti Communiste progresse, passant de 42 députés à 157, quand Notre maison la Russie, le parti de Boris Eltsine, président de la Russie, ne recueille que 10% des voix. Cependant, en février 1996, bien qu'il soit très malade, Eltisne décide de se présenter à sa propre succession. Les sondages ne lui accordent pourtant même pas 3% des intentions de vote.

Le grand favori est Guennadi Ziouganov, candidat du Parti Communiste. Malgré cela, Bill Clinton et son conseiller Richard Morris misent sur Boris Eltsine pour barrer la route aux communistes. Pour obtenir des voix, Eltsine veut payer les arriérés de salaires des fonctionnaires et les pensions des retraités mais pour cela, il lui faudrait 10 milliards de dollars. Le 21 février, par téléphone, Clinton le rassure...

1996-Boris Eltsine et Bill Clinton

Il lui affirme qu'il va faire le nécessaire et, effectivement, le Fond Monétaire International (FMI) annonce 2 jours plus tard à Eltsine qu'il accorde un prêt immédiat de 10,2 milliards à la Russie.

Puis, le 29 avril, cette dernière se voit accorder un délai de 25 ans pour rembourser ses 40 milliards de dette extérieure. La semaine suivante, la Banque mondiale accorde à la Russie 200 millions pour "ses services sociaux".

La campagne d'Eltsine, orchestrée par 3 conseillers américains (Richard Dresner, George Gorton et Joseph Shumate), ne parle que des pénuries connues par les Russes pendant la période soviétique...

Le 3 juillet, Boris Eltsine bat le communiste Guennadi Ziouganov au second tour et, au lendemain de sa victoire, tous les médias américains saluent le superbe triomphe que la démocratie vient de remporter en Russie.