En octobre 1988, l'Algérie vit des émeutes auxquelles le pouvoir répond en faisant ouvrir le feu sur les manifestants. Officieusement, cette répression aurait provoqué la mort de 600 jeunes Algériens. Puis, le gouvernement cherche l'apaisement en autorisant l'existence de partis autres que le FNL et en cessant de museler la presse. Quand Mohamed Boudiaf revient d'exil en 1992, il trouve cependant le pays en pleine crise...

1999- Abdelaziz Bouteflika


L'armée vient en effet d'imposer au président Chadli Bendjedid (au pouvoir depuis 13 ans) de démissionner.


Le Haut Conseil de Sécurité (HCS) a quant à lui décidé d'annuler les résultats du 1er tour des élections législatives, lesquelles plaçaient largement en tête le Front Islamique du Salut (FIS).

Opposant au régime, Mohamed Boudiaf est cependant fermement incité à prendre la direction du HCS par des "décideurs", dont il tait prudemment les noms.

Par la suite, une rumeur cite ceux de Khaled Nezzar, Larbi Belkheir, Mohamed Mediene et Mohamed Lamari.


Puis, en 1999, l'armée fait démissionner le président Liamine Zeroual, lequel avait remplacé le président Chadli Bendjedid.


Le pouvoir en Algérie est alors conjointement détenu par l'état-major de l'Armée Nationale Populaire, par les militaires des services de sécurité et... par le président et ses conseillers.

Quand Abdelaziz Bouteflika est coopté puis élu en 1999, la présidence tient encore un rôle secondaire face à l'Armée Nationale Populaire et face aux militaires des services de sécurité.

Le président Bouteflika entame alors un patient travail de conquête du pouvoir : il joue des uns contre les autres et place ses proches dans son entourage de façon à ne plus être un "trois quarts de président"...