Le massacre de plusieurs centaines de civils Palestiniens est révélé le 18 septembre : il a été perpétré à Beyrouth, dans les camps de réfugiés de Sabra et de Chatila. Les télévisions montrent ensuite des images de ces camps, dévoilant des visages d'enfants terrifiés, de femmes prostrées ou en larmes et des amoncellements de cadavres déja couverts de vermines. L'ONU condamne aussitôt ce "massacre criminel"... 

1982-Ariel Sharon

Elle multiplie également par 5 le nombre de ses observateurs sur place. L'Egypte rappelle son ambassadeur en place à Tel Aviv et l'URSS tient la politique menée par les USA pour responsable de ces meurtres.

Ronald Reagan affirme quant à lui que c'est Israël qui en a la plus grande part. De son côté, Yasser Arafat accuse l'armée israélienne d'être totalement coupable.

L'ONU reccueille alors les 1ers témoignages qui indiquent que les officiers israéliens ont laissé se perpétrer le massacre sous leurs yeux, pendant 36 heures, sans jamais intervenir.

L'hécatombe meutrière est, à priori, le fait des miliciens nationalistes libanais de l'Armée du Liban Sud (ALS) que commandait le major Saad Haddad, ce dernier étant allié à Israël.

De son côté, le gouvernement israélien affirme avec vigueur qu'il n'est en rien impliqué dans ce qu'il qualifie de "bavure".

La presse israélienne réagit alors avec vigueur à cette annonce et demande aussitôt la démission d'Ariel Sharon et de Menahem Begin. Pour sa part, le chef d'état-major de l'armée israélienne nie catégoriquement la moindre implication du libanais Saad Haddad et accuse les phalangistes, ainsi qu'une partie de l'armée libanaise, d'être les seuls coupables de ces évènements...