Alors que plusieurs catégories de salariés français ont obtenus de passer de 48 à 40 heures hebdomadaires et bénéficient désormais d'une 4ème semaine de congés payés, Charles de Gaulle, président de la République, refuse ces avantages aux mineurs du Pas-de-Calais en grève depuis 2 semaines. Le gouvernement de Georges Pompidou vient même d'ordonner la requisition par la force des puits à compter du 1er mars...

1963-mine de charbon

Le monde ouvrier décide de répondre à cette menace par la généralisation de la lutte sociale et tous les mineurs de charbon du pays se mettent aussitôt en grève.

La solidarité des autres salariés s'exprime au travers d'une gigantesque collecte nationale de soutien aux grévistes...

Au nord, au sud, à l'est comme à l'ouest, qu'ils soient ouvriers, bourgeois, catholiques, libres-penseurs, démocrates ou communistes, tous donnent leur obole.

Grâce à eux, l'union de tous les syndicats et les comités de soutien parviennent à récolter la somme incroyable de 27 millions de francs, lesquels millions serviront à aider les 180.000 familles de mineurs en grève.

De plus, des boulangers et des agriculteurs, Belges comme Français, leur donnent des tonnes de légumes, du lait et du pain.

Mais Charles de Gaulle mise sur le pourrissement du conflit et refuse obstinément de céder quoi que ce soit aux mineurs de charbon.  

Des enfants de mineurs commencent peu à peu à souffrir de malnutrition : les syndicats organisent alors un gigantesque réseau de placement provisoire de ces enfants dans des familles d'accueil. Les offres affluent de toute la France et les 23.000 rejetons des mineurs sont ainsi hébergés sans peine pendant 2 semaines... A leur retour, leurs parents ont obtenus les 40 heures, la 4ème semaine de congés et une substantielle augmentation de salaire.