Le 27 janvier les ministres des affaires étrangères des 4 gouvernements participants à la conférence de Paris, à savoir William Rogers pour les USA, Tran Van Lam pour le Sud-Vietnam, Nguyen Duy Trinh pour le Nord-Vietnam et Nguyen Thi Binh pour le Gouvernement Révolutionnaire Provisoire (GRP), signent un accord validant la cessation de la guerre et instaurant le rétablissement de la paix au Vietnam.

1973-Nguyen Thi Binh

Le lendemain, les habitants de Saïgon, capitale du Sud-Vietnam, assistent alors à l'arrivée d'une centaine d'officiers de l'armée du Nord-Vietnam...

Ils viennent prendre (officiellement et pacifiquement) possession des locaux de l'aéroport militaire sud-vietnamien de Tan-Son-Nhul et des villages proches, lesquels seront désormais, eux aussi, administrés par les communistes vietcongs.

Cette situation nouvelle, qui comprend également la fin des bombardements et des coups de feu, est le fruit des 6 longs mois de négociations qui ont été menées à Paris.

Depuis le retrait des soldats américains, les communistes sud-vietnamiens parlent volontiers de réconciliation, se disant même prêts à former un gouvernement d'union avec leurs anciens ennemis sud-vietnamiens.

Parallèlement à ces déclarations, des unités combattantes des communistes sud-vietnamiens sont dispersées dans les campagnes afin d'y appuyer les campagnes de propagande de leurs cadres politiques. Toutes les autres troupes sont regroupées autour des points stratégiques pour pouvoir reprendre rapidement le combat... en cas de violation du cessez-le-feu.