En 1955, dans les provinces du Haut-Nil, d'Equatoria et de Bahr-El-Ghazal, une guerre civile oppose animistes et chrétiens à l'armée régulière. Un état d'urgence est aussitôt instauré dans tout le sud du Soudan. En février 1972, après 17 ans de conflit et 500.000 morts, un accord de paix est signé entre le gouvernement et les guérilleros : un gouvernement régional autonome est alors mis en place.

1973-Gaafar Nemeiry

Une surprenante cérémonie a ensuite lieu dans le sud du pays, sur une vaste place où sont rassemblés de nombreux ex-rebelles vêtus d'uniformes flambants neufs...

Le vice-président de la République, désormais chef du gouvernement régional du Sud-Soudan, leur tient d'abord un discours qui parle d'unité nationale.

Puis, les guérilleros déposent symboliquement leurs armes à leurs pieds et font le serment (en langue arabe) de désormais servir fidèlement la République du Soudan.

Ils reprennent ensuite leurs armes et défilent sous les acclamations du public.

Pendant la guerre civile, les effectifs des guérilleros qui combattent le gouvernement dans le Sud-Soudan sont d'environ 20.000 hommes... 


L'armée régulière en enrôle plus de 6.000 et la police nationale 3.000. Les 11.000 autres sont affectés dans les différents services de l'état.


Tout va donc pour le mieux mais, le 27 janvier 1973, le général Ahmed Baker Ahmed, ministre de l'Intérieur, annonce qu'il a déjoué un attentat contre le général Gaafar Nemeiry, chef de la junte militaire et chef de l'état soudanais. Le général Abdel Rahim Kheir Chennan a été arrêté, ainsi que 12 autres militaires.