Le 4 septembre, le président français Georges Pompidou offre à un petit groupe de journalistes l'exclusivité des grandes lignes qui sont ressorties d'un déjeuner de travail ministériel consacré aux affaires sociales (mais qui ne seront dévoilées qu'à l'issue du conseil des ministres du 6 septembre). Le président leur explique alors que son objectif va être d'aider ceux qui souffrent le plus des hausses des prix de l'alimentation...

1972-Georges Pompidou

Georges Pompidou annonce donc aux journalistes présents que "le gouvernement va conseiller aux industriels de se montrer attentifs à l'évolution des bas salaires dans leurs entreprises".

Les pouvoirs publics veilleront quant à eux à préserver de la faillite les sociétés qui sont en situation de faiblesse.

Le président a par ailleurs déploré l'absence de statistiques indiquant le montant réel des revenus des salariés : Georges Pompidou se dit convaincu que certains d'entre eux ont des revenus cachés, lesquels sont, selon lui, plus importants qu'on ne le croit.

Abordant le montant du salaire minimum, il a précisé qu'il devrait être porté à 1000 francs mensuel, sans toutefois en préciser la date. Le président a tenu à rappeler que le taux horaire du SMIC a déjà été relevé en octobre dernier de 4,30 francs à 4,50 francs de l'heure.

La aussi, le gouvernement préfère inciter le patronat à en discuter d'abord avec les syndicats ouvriers, dans les accords de branches. Georges Pompidou a également annoncé qu'un effort serait fait pour les 2 millions de retraités qui perçoivent des pensions minimales. Ces dernières passeront en effet de 304 à 375 francs par mois. Cette revalorisation s'effectuera cependant en 2 étapes, étalées dans le temps.