Au milieu des années 1980, Umberto Bossi fonde la Ligue Lombarde pour obtenir l'indépendance de la Padanie, une "nation" sensée rassembler les provinces du nord de l'Italie. Le milanais Matteo Salvini y adhère en 1990 et, alors jeune lycéen de 17 ans, en devient un militant très actif. L'année suivante, Umberto Bossi s'allie à d'autres régionalistes et la Ligue Lombarde devient alors la Ligue du Nord... 

1997-Matteo Salvini

Cette dernière récolte 8,7% des suffrages des Italiens en 1994 et obtient ainsi un strapontin auprès de Silvio Berlusconi. Mais, déçu de n'être qu'un appoint, Umberto Bossi quitte le gouvernement.

Le jeune Salvini, désormais adhérent de la Ligue du Nord, a quant à lui pris l'habitude de fréquenter le plus grand centre social de Milan où il écoute discuter les militants de la gauche radicale et ceux des mouvements alternatifs.

Bien que membre de la Ligue du Nord, Matteo Salvini s'imprègne de leurs théories (et de dialectique) et devient par ailleurs fervent admirateur du chanteur anarchiste Fabrizio De Andre.

Lorsque Marco Formentini, maire de Milan (de la Ligue du Nord) veut faire démolir le centre social, Salvini s'y oppose fermement.


En 1997, étrangement, il est le N°1 de la liste communiste aux élections du parlement... padanien.


Mais, la même année, c'est sous l'étiquette Ligue du Nord qu'il devient conseiller municipal à Milan. Dans les médias, Salvini se montre désormais très virulent envers les Roms et les immigrés qu'il tient pour responsables de l'insécurité. Il écrit régulièrement dans le journal La Padania, organe de la Ligue du Nord et est ensuite nommé directeur de Radio Padana Libera, avant de devenir, pour la 1ère fois, député européen de la Ligue du Nord...