Lors de sa visite au Mexique, en 1964, le président français Charles de Gaulle affirme être un défenseur des peuples du tiers-monde contre "tous les impérialismes". En 1968, le chantier pour la construction du métro de Mexico est alors confié à des entreprises françaises et des accords commerciaux sont noués entre des sociétés mexicaines et françaises dans l'industrie de la pétrochimie...

1972-Luis Echeverría

En 1972, le déséquilibre commerciale entre les 2 pays est de 266 millions de francs en faveur de la France.


Cependant, lorsqu'il se rend en visite à Paris, le président socialiste mexicain Luis Echeverria Alvarez exprime surtout sa volonté de libérer son pays de la main-mise économique excessive que les USA y exerce.


Pour se faire, Luis Echeverria a prévu de favoriser la création d'entreprises mixtes dans lesquelles les capitaux étrangers seront limités à 49%. 

Selon le président mexicain, ce type de partenariat économique favorisera l'augmentation des exportations de produits manufacturés mexicains.

Luis Echeverria veut également réaliser une charte internationale des droits et devoirs des états.

Cette charte, qui permettra de rééquilibrer les relations entre les pays industrialisés et les pays en voie de développement, est chaleureusement approuvée par son ami le président socialiste chilien Salvador Allende

Après avoir été reçu au Japon, au Pérou, au Chili, aux USA, au Canada, en Angleterre, en France et en Belgique, le président mexicain Luis Echeverria entend bien se rendre de la même manière en URSS et en Chine sans avoir, au préalable, à demander l'autorisation des Etats-Unis. Ce qui lui permettra de prouver au monde entier que la diplomatie de son pays est réellement indépendante...