En novembre 1970, Salvador Allende est démocratiquement élu président du Chili avec 36% des suffrages. Il forme alors un gouvernement d'unité populaire qui rassemble d'autres forces, allant de la gauche modérée à l'extrême gauche révolutionnaire. Ce gouvernement se consacre prioritairement à la relance du pouvoir d'achat des Chiliens les plus démunis mais, au bout d'un an, le pays commence à manquer de certains produits...

1971-Salvador Allende

Le marché noir, omniprésent, accentue cette pénurie et l'inflation se met à galoper. Ce début de dérapage économique est largement amplifié par les actions menées par les multinationales américaines que le gouvernement chilien a nationalisées, par les organismes financiers internationaux qui refusent de prêter au gouvernement d'Allende et par les USA qui bloquent toute négociation relative à la dette extérieure du Chili.

La très conservatrice droite chilienne et le centre démocrate-chrétien font alors alliance et se mettent à harceler le gouvernement du socialiste Salvador Allende, l'entrainant dans d'innombrables et interminables batailles de procédure destinées à lui faire perdre du temps. A l'autre bout de l'échiquier politique, l'allié de l'extrême gauche révolutionnaire presse Allende pour qu'il fasse toujours plus de réformes sociales.

Ulcérées par la situation économique, les classes moyennes se détournent du gouvernement et se mettent à manifester massivement dans les rues de Santiago. L'extrême-droite, fortement implantée dans l'armée chilienne, sent que son heure approche. Elle reçoit alors le discret soutien des USA et de la CIA, ainsi que celui d'entreprises américaines impatientes. Les jours d'Allende sont désormais comptés...