Depuis 1969, le président soudanais Gaafar Al-Nemeiry tient son pays sous la férule du code juridique et pénal qu'il a mis en place et qui lui permet d'appliquer une loi islamique brutale et liberticide pendant que son armée affronte dans une guerre civile meurtrière les forces des rebelles du Mouvement Populaire de Libération du Soudan (MPLS). Le pays connaît ensuite, en 1985, un bref épisode démocratique...

1989-Omar Al-Bachir

Sadek Al-Mahdi, issu du parti centriste Oumma (allié à l'Alliance Nationale Démocratique et au Parti Communiste Soudanais) devient 1er ministre.


Mais, en 1989, Hassan Al-Tourabi, dirigeant du Front Islamique National, organise un coup d'état militaire au profit d'Omar Al-Bachir.


Ce dernier prend alors la présidence tandis qu'Hassan Al-Tourabi s'octroie le poste de ministre de la Justice et des Affaires étrangères.

La répression devient alors quotidienne et partis et syndicats sont interdits. Cette interdiction devient officielle en 1992 et figure dans le Trade Unions Act.

L'opposition politique entre aussitôt dans la clandestinité. Certains s'activent au Soudan même, d'autres s'exilent et organisent des réseaux, notamment en Angleterre et en France.

Sur place, la répression s'amplifie et s'en prend maintenant aux médias et aux intellectuels. Puis le régime décide de viser l'armée soudanaise, qui est alors victime de purges sévères.

Omar Al-Bachir durcit encore plus le code pénal de 1969, lequel autorise désormais les juges à condamner à des amputations et à la peine de mort. Du jour au lendemain, les Soudanais non musulmans, ainsi que toutes les Soudanaises (qu'elles soient mulsumanes ou pas), deviennent par ailleurs des sous-citoyens dépourvus de droits...