En octobre 1973, les 12 états membres de l'Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP) se réunissent au Koweit où ils décident d'un commun accord d'augmenter le prix du baril de pétrole brut de 70%. Les nations membres de l'Organisation de Coopération et de Développement Economique (OCDE) calculent aussitôt que la décision de l'OPEP va leur coûter 15 milliards de dollars !

1973-OPEP

Ils négocient alors avec les producteurs de pétrole pour qu'ils leur achètent pour 5 milliards de biens d'équipement, histoire d'atténuer la facture. L'OPEP accepte mais, le 23 décembre, ses membres se réunissent de nouveau, cette fois en Iran...


Ils y décident qu'ils vont faire passer le prix du baril de brut de 5,032 $ à 11,651 $. Le surcoût de cette seconde hausse devrait dorénavant dépasser les 30 milliards de dollars pour les pays de l'OCDE


De plus, au nom de l'OPEP, le chah d'Iran annonce que le prix indiqué sera indexé sur l'inflation mondiale et sera revisable tous les 3 mois.

En Europe, la 1ère réaction est celle de Joop Den Uyl, 1er ministre des Pays-Bas, qui déclare que le prix du gaz naturel produit à Groninguen sera quant à lui multiplié par 4 ou 5.

La France affirme de son côté qu'elle s'attend à une forte dégradation de sa balance commerciale. Le gouvernement français redoute également une baisse du pouvoir d'achat de ses administrés mais n'entend cependant pas réduire la lourde fiscalité qu'il applique sur les hydrocarbures.

Dans les pays en voie de développement, la moitié de l'aide financière fournie par les pays riches devra désormais être consacrée à payer les 2 augmentations de prix que les 12 pays de l'OPEP viennent de décider.