A l'aube du 25 avril, Radio-Clube diffuse une chanson, interdite de programmation depuis des années par la dictature de Caetano. C'est le signal du départ du coup d'état qu'a préparé le Mouvement des Forces Armées (MFA) ! Un communiqué est ensuite publié par le MFA : il enjoint à la population de ne pas sortir de chez elle et à la police secrète de rester dans ses casernes afin d'éviter un inutile bain de sang.

1974-Marcelo Caetano

A Santarem, une colonne de blindés de l'armée portugaise s'ébranle alors et prend la direction de Lisbonne. Au même moment, un convoi de navires militaires remontent le Tage...

A 10 heures, un important communiqué est diffusé par l'émetteur gouvernemental de Monte-Santo, désormais contrôlé par les marins rebelles. 

Ils annoncent que le MFA vient de constituer un gouvernement provisoire en attendant l'organisation d'élections libres.


Le MFA annonce également que ce gouvernement va rétablir les droits civils et qu'il participera à l'élaboration d'une nouvelle constitution.


Fort des 29 unités de l'armée qui se sont ralliées à lui, il a fait arrêter 3 ministres (des Armées, de l'Intérieur et de la Défense). 

Dans les rues de Lisbonne, une immense foule enthousiaste est malgré tout sortie de chez elle pour acclamer les militaires insurgés.

Puis, au début de l'après-midi, les soldats pointent tous leurs canons sur la caserne de la garde républicaine...

Ils ont appris entretemps que Marcelo Caetano (président du Conseil) et Americo Tomas (président de la République) s'y sont réfugiés. 

Un ultimatum est adressé au commandant de la garde républicaine. Par la voix de son porte-parole, Caetano fait alors répondre qu'il entend bien rester en fonction... et qu'il va d'ailleurs rapidement reprendre le contrôle de la situation !