Certains Espagnols considèrent, en 1936, que ce n'est pas une guerre civile que vit leur pays mais plutôt une véritable croisade, destinée à "réduire à l'impuissance les ennemis de Dieu". Le soutien de l'armée franquiste à l'église espagnole est total et réciproque. Puis, en 1953, le Saint-Siège et l'Espagne du dictateur Franco concluent un concordat et l'église espagnole va alors bénéficier de nombreux privilèges...

1973-Espagne catholique

Le catholicisme devient la religion officielle de l'état espagnol, lequel la subventionne complétement désormais.

De plus, le clergé possède maintenant son indépendance judiciaire, avec ses propres juges et sa propre prison pour prêtres, installée à Zamora.

En échange de ce statut spécial, la désignation des évèques sera entièrement du ressort du chef de l'état, en l'occurence du général Franco lui-même. 

Au début des années 1960, le concile Vatican II encourage l'église espagnole à appliquer un Evangile débarrassé de son caractère rigoureux et de tout aspect répressif.

En réaction, une partie de la droite nationale-catholique et une partie du clergé espagnol décident alors de résister au libéralisme voulu par le pape. 


En novembre 1973, c'est contre l'emprise de Franco sur leur église que des prêtres espagnols décident de protester et 7 d'entre eux n'hésitent pas à mettre le feu à la prison de Zamora pour se faire entendre.


Les prêtres rebelles refusent que ce soit une autorité civile qui se mêle de nommer les membres du clergé.

Cependant, ce qui inquiète par dessus tout leur hiérarchie est qu'elle ne peut vraiment pas se passer de la subvention de quelques 400 millions de pesetas que lui alloue chaque année l'état franquiste.