Le changement de couleur politique qui survient en France en 1981 fait émerger de nouveaux noms au sommet de l'état. Il en va de même pour les autres  échelons de l'appareil et c'est ainsi que Gabriel Obeix, modeste conseiller d'Etat, se voit confier le soin de travailler sur le dossier de la pauvreté. Il pointe alors du doigt quelques étonnants facteurs de misère, qu'il rassemble dans un rapport détaillé...

1981-Joseph Wresinski

Gabriel Obeix y dénonce notamment le délai qui s'écoule entre le dernier salaire perçu et la 1ère pension versée aux salariés retraités.

Il note aussi la lenteur des transferts de dossier d'une caisse d'allocation à une autre pour les allocataires ayant déménagé.

Gabriel Obeix transmet ensuite son rapport à Dominique Charvet, chargé de mission sur la précarité dans le gouvernement de Pierre Bérégovoy... 

Le rapport ne reçoit aucune suite.

En 1987, le père Joseph Wresinski, fondateur de l'association ATD Quart Monde, lance quant à lui l'idée d'un revenu minimum destiné à supprimer la misère...

Sans doute prématuré pour l'époque, le projet du père Joseph n'intéresse pas le gouvernement français.

En 1996, Geneviève de Gaulle-Anthonioz veut à son tour que les plus démunis bénéficient d'un minimum de droits. Malheureusement pour elle, l'Assemblée nationale est dissoute en 1997 et, par la suite, son projet est mis aux oubliettes. Et, au début du 21ème siècle, la France se retrouve donc avec plus de 5 millions d'habitants en situation de pauvreté, voire de grande pauvreté.