Le 12 mars, avant l'ouverture officielle des négociations commerciales multilatérales du GATT (Accord Général sur les Tarifs Douaniers et le Commerce), un petit déjeuner de travail réunit l'Américain George Shulz, le Britannique Christopher Soames (vice-président de la Commission européenne), le Danois Gundelach (ancien directeur-adjoint du GATT) et le Néerlandais Wellenstein (haut-fonctionnaire de la Commission européenne)...

1973-accords du GATT

Au début de l'après-midi, George Shulz (secrétaire américain du Trésor) rencontre Valéry Giscard d'Estaing (ministre français de l'Economie) pour un entretien en tête à tête qui dure plus d'une heure.

A la suite de cette entrevue, un accord est conclu entre les 9 pays de la Communauté Economique Européenne (CEE) et les USA. Un texte de synthèse est alors publié...

Il précise que le système monétaire stable et équitable qui va être mis en place mettra l'économie mondiale à l'abri des secousses.

Le ministre français précise cependant que, au cas où une crise surviendrait sur le marché des changes, si elle n'était pas suivie par une action concertée des banques centrales pour la conjurer, "la France reconsidèrerait l'opportunité pour la CEE de continuer à participer à la négociation commerciale".

Valéry Giscard d'Estaing ajoute également qu'en cas d'absence d'accord monétaire, la France se réservera le droit de se retirer immédiatement des négociations.

En 1994, un nouveau cycle de négociations commerciales aboutit à une réduction de 40% des droits de douane entre les quelques 117 états signataires et également à la création de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC)...