En 1979, après la chute du chah d'Iran, le nouveau pouvoir procède à une purge parmi les officiers supérieurs de l'armée impériale, qui est rebaptisée Artesh (Armée de la République Islamique d'Iran). L'Artesh est placée sous le contrôle d'une milice fidèle à l'ayatollah Khomeiny, le guide suprême. Cette milice, dont les membres sont les pasdarans, se nomme Corps des gardiens de la révolution islamique...

Seal_of_the_Army_of_the_Guardians_of_the_Islamic_Revolution

Elle est chargée de démasquer les tentatives de coups d'état contre Khomeiny et contre les religieux qui l'entourent, et peut procéder à des purges au sein de l'Artesh, l'armée régulière iranienne.

La constitution de 1979 cantonne l'Artesh à la seule préservation de l'intégrité territoriale et à l'indépendance de l'Iran.

Le 22 septembre 1980, l'Artesh va d'ailleurs jouer se rôle en repoussant les forces irakiennes jusqu'aux limites du pays...

La suite de l'offensive, sur le sol irakien, est menée par les pasdarans du Corps des gardiens de la révolution (les soldats de l'Artesh attendant à la frontière).


L'offensive des pasdarans se poursuit jusqu'en 1988 et, si elle ne permet pas de savoir qui est le vainqueur, elle fait plusieurs centaines de milliers de morts. Elle permet aussi au Corps des gardiens de la révolution islamique de devenir une armée puissante et aguerrie.


Au début du 21ème siècle, cette authentique 2nde armée iranienne bénéficie désormais de 40% du budget militaire de l'Iran. Ses effectifs, qui ont été portés à plus de 150.000 pasdarans, disposent de plusieurs centaines de missiles nord-coréens (d'une portée de 500 km), de plusieurs centaines de missiles Shahab 3 (d'une portée de 1.000 km) et de quelques missiles Soumar (dont la portée est de 2.500 km).