Professeur d'économie à Cambridge, John Maynard Keynes est également membre de l'élitiste club du King's College où il cotoie des intellectuels, des hommes du pouvoir et des représentants de la haute bourgeoisie. A la grande surprise de ces relations, il quitte l'université et entre dans l'administration du Trésor britannique. A partir de 1910, Keynes devient alors un fervent admirateur de l'Allemagne et de sa puissance industrielle. 

1915-John Maynard Keynes

En 1919, John Keynes, économiste libéral du Trésor, est aux côtés de David Lloyd George, le 1er ministre libéral britannique, avec qui il participe aux négociations du traité de Versailles.


Keynes y affirme que le montant des réparations imposées à l'Allemagne est trop élevé, que l'Alsace ne doit pas être rendue à la France et que la puissance économique de l'Allemagne doit être soigneusement préservée.


Selon Keynes, cette dernière possède la seule force industrielle qui soit capable de redonner sa prospérité à l'Europe.

Au cours des discussions, Keynes affiche aussi son soutien aux thèses de l'aristocratie impérialiste britannique, lesquelles prônent la hiérarchie des races et l'antisémitisme.

John Keynes partage également la crainte de son gouvernement qui redoute que l'affaiblissement de l'Allemagne ne fasse émerger en Europe une France dominante.

Affichant son désaccord avec les grandes lignes du traité de Versailles, il quitte la délégation britannique.

Il écrit par la suite "Les conséquences économiques de la paix", un ouvrage dans lequel il affirme que les réparations de guerre seront contre-productives... l'Allemagne, qui ne paye pas les réparations imposées, sombre malgré cela dans une crise effroyable en 1929. Au début des années 1930, John Maynard Keynes affirme alors que le nazisme à certains bons côtés...