Aux USA, le recensement décennal permet de quantifier le nombre de représentants que chacun des états doit élire, détermine la taille des circonscriptions électorales et permet ainsi de répartir les fonds fédéraux.


Il sert également au classement racial et, en 1930, l'administration ajoute au formulaire la case "race mexicaine"... les américains d'origine hispanique s'insurgent et, en 1940, ils obtiennent de pouvoir de nouveau cocher "blanc". 

1930-recensement aux USA


A partir de 1960, le recensement sert à mettre en place la "discrimination positive", le recensé indiquant lui-même à quel race il appartient...

S'il est d'origine européenne, libanaise ou égyptienne, il doit répondre "blanc"; s'il est amérindien, il lui faut en plus préciser le nom de sa tribu.

Refuser de répondre au questionnaire expose à une peine de prison (jusqu'en 1976). Le recensement de 1980 ajoute de nouvelles demandes à la liste...

Outre leur race, les citoyens doivent désormais préciser leur origine éthnique et leur groupe linguistique. En signe de protestation, des milliers d'américains d'origine hispanique, arabe et iranienne refusent de cocher qu'ils sont blancs et réclament d'avoir chacun une case qui indique précisément leur race. Mais, en 1990, un mouvement politique réclame le droit de pouvoir s'inscrire comme appartenant à plusieurs races à la fois...

En 1997, Daniel Akaka, sénateur de l'état de Hawaï, réclame l'ajout d'une case "autochtone des îles du Pacifique". Au recensement de 2000, les représentants du mouvement multiracial obtiennent gain de cause et peuvent désormais cocher plusieurs cases. Dans la foulée, les lesbiennes, les gays, les bisexuels et les transgenres (LGBT) réclament de pouvoir déclarer leur orientation sexuelle au prochain recensement...