Le 16 avril, des commandos Khmers rouges de 8 à 10 hommes lancent une guérilla de harcèlement contre les soldats républicains de la garnison de Phnom-Penh. Sur la radio des Khmers rouges, Khieu Samphan, commandant en chef des Forces Armées Populaires de Libération Nationale du Cambodge (FAPLNC) ordonne aux dirigeants du gouvernement républicain de quitter immédiatement le pays...1975-embleme des Khmers rouges


Le lendemain matin, les combattants communistes Khmers rouges tiennent toute la ville. Les soldats républicains rendent les armes et les habitants de Phnom-Penh sont ravis de les voir vaincus.


Les communications ont été coupées entre la capitale du Cambodge et l'étranger mais, réfugié à Bangkok, le colonel républicain Phin Oum annonce que Phnom-Penh est désormais aux mains des révolutionnaires.

Dans Phnom-Penh, vêtus de leurs uniformes noirs, les soldats Khmers rouges quadrillent maintenant la ville où Khieu Samphan, leur commandant en chef, doit incessamment arriver.

Sur le fleuve Mekong, les cannonnières des républicains arborent désormais le drapeau blanc de la reddition. Depuis la Chine où il se trouve, le prince Norodom Sihanouk, allié des communistes, célèbre la victoire avec du champagne.

Le porte-parole des Khmers rouges annonce alors à la radio que Lon Nol, ainsi que "sa clique" et certains de ses officiers seront tous pendus. Au matin du 17 avril, la Thaïlande ferme ses postes-frontière avec le Cambodge. La Turquie, l'Australie et le Japon annoncent quant à eux que, dés qu'il sera mis en place, ils reconnaîtront le gouvernement du prince Norodom Sihanouk et de ses alliés Khmers rouges...