Elu le 26 août, le pape italien Jean-Paul Ier succombe le 28 septembre à une crise cardiaque. Le 16 octobre, l'élection de son successeur provoque aussi un choc dans toute l'Italie, bien que ce choc soit d'un autre ordre : en effet, le nouveau pape, qui a pris pour nom Jean-Paul II,  est polonais ! Or, jusqu'à ce jour, les papes ont toujours été Italiens (sauf un : le Hollandais Adrien VI, élu pape en... 1522) !

1978-Jean-Paul II


Le cardinal espagnol Enrique Tarancon exprime le sentiment de toute une partie des catholiques en affirmant que le pape ne peut être qu'italien !


Le cardinal Karol Wojtyla (désormais pape Jean-Paul II) s'empresse alors de souligner qu'il est aussi évêque de Rome.

En Pologne, la population éprouve une grande fierté et des milliers de ferventes polonaises allument plusieurs millions de cierges dans toutes les églises du pays.

En ce 16 octobre 1978, les cardinaux du Sacré Collège viennent donc de choisir comme chef du monde catholique un évêque de l'église de Pologne, une église qui est directement confrontée à un régime communiste...

Or ce régime, faiblissant, est implanté dans un pays dont la population (toujours croyante) se détourne désormais chaque jour un peu plus du marxisme, du matérialisme et des "lendemains qui chantent".

Cependant, le 17 octobre, le message que Jean-Paul II adresse au monde (encore sous le coup de la surprise) insiste prioritairement sur l'urgence qu'il y a de sauvegarder l'unité interne de l'église catholique. Il exprime également sa grande préoccupation de voir le Liban et sa population, dont une partie est catholique, retrouver au plus vite une vie empreinte de paix et de liberté, loin du fracas des bombes.