Seul parti autorisé en Algérie, le Front National de Libération (FNL) n'a pas tenu de congrés depuis 1964. Ses dirigeants, à l'instar de Mohammed Salah Yahiaoui, Cherif Belkacem ou Kaïd Ahmed, sont, sans exception, tous désignés par le colonel Houari Boumediène, président du pays. En 1965, le bureau politique du FNL s'auto-dissout et remet alors ses pouvoirs au Conseil de la révolution...

1978-Houari BoumedieneCe Conseil, qui a été créé par Houari Boumediène, est un organe majoritairement composé de militaires, membres de l'état-major, commandants de régions ou hauts-responsables au ministère de la défense...

Un groupe de dirigeants du FNL, comprenant Cherif Belkacem, Kaïd Ahmed, Houari Boumediène et Abdelaziz Bouteflika, fait également parti de ce Conseil de la révolution.

Au début de l'année 1978, le FNL commence à préparer ses assises car le président Houari Boumediène veut en faire un "parti d'avant-garde dont l'objectif ultime sera le triomphe du socialisme" algérien.


Mais, entretemps, le président contracte une grave madie du sang et, le 18 novembre 1978, Houari Boumediène doit être hospitalisé. Il décède le 27 décembre, aprés 37 jours de coma, à l'âge de 46 ans.


La vacance du pouvoir est proclamée et Rabah Bitat, un des anciens chef de la révolution nationale, est alors chargé d'assumer l'intérim de la présidence de la République algérienne. Avant son entrée en fonction provisoire, il annonce d'entrée qu'il respectera le serment fait à la constitution et affirme à l'intention de tous les Algériens que le socialisme demeurera irréversible...