En avril, plusieurs manifestations lycéennes hostiles à l'empereur Bokassa 1er ont lieu à Bangui, capitale de la République centrafricaine. Puis, le 18 avril, des jeunes agressent violemment 2 policiers à qui ils prennent leurs armes. Les forces de l'ordre réagissent le lendemain : elles arrêtent sans ménagement plus de 500 jeunes pris au hasard, âgés de 6 ans à 26 ans, qu'elles conduisent dans divers postes de police...

1979-BokassaIls en sont sortis par des soldats, lesquels les font s'allonger sur le plancher des camions qui les emportent à la prison de Ngaragba.

Durant le trajet, les militaires s'amusent à les piétiner et en tuent ainsi plusieurs.

Entassés ensuite dans de minuscules cellules pendant de longues heures, plusieurs autres encore décèdent.


Puis, dans la nuit du 19 au 20 avril, Bokassa 1er se rend à cette prison. Il y dégaine son pistolet et tire sur les détenus, en tuant ainsi plusieurs.


Les militaires font ensuite sortir des jeunes d'une cellule et les abattent à coup de rafales de pistolets-mitrailleurs.

Dans les jours qui suivent, des religieux et des enseignants rassemblent, au péril de leur vie, des témoignages de rescapés et de proches des victimes.

Le nombre de jeunes qui ont été tués est d'au moins 60 (le plus jeune ayant 12 ans).

Le 15 mai, le journal français Le Monde et Amnesty International révèlent ce meurtre collectif à l'opinion publique mondiale. Une mission africaine est alors formée afin d'enquêter sur ce massacre d'écoliers et de jeunes. En France, tandis qu'il est interrogé par un journaliste, le gaulliste Robert Galley (ministre de la coopération du gouvernement de Raymond Barre) qualifie les faits révélés par Le Monde de "pseudo-évènements"...