Le général Joseph Katz, chef du secteur militaire d'Oran, a bien reçu les consignes de Charles de Gaulle, président de la République française, dont le but est l'élimination de l'Organisation de l'Armée Secrète (OAS), laquelle veut le maintien de la France en Algérie. Le général Katz transmet donc l'ordre du président : jusqu'à nouvel ordre, tous les soldats en poste à Oran sont rigoureusement consignés dans leurs casernes !

1962-OranLe 5 juillet, l'indépendance de l'Algérie est proclamée.

Les Algériens d'Oran défilent en un cortège joyeux sur lequel flottent de nombreux drapeaux de l'Algérie.

Une foule pacifique prend alors la direction du centre ville.

Mais, à 12 heures 40, 2 "Français de souche européenne"  (FSE) sont tués.

Puis, à 13 heures 15, une centaine de Français sont emmenés contre leur gré dans le quartier arabe. Au même moment, le général Katz survole la ville en hélicoptère : il affirme alors que l'ordre est rétabli.

A 14 heures 45, des Algériens tirent sur tous les FSE qu'ils rencontrent tandis qu'une bande armée de machettes laissent derrière elle les cadavres des Français qu'elle vient d'égorger. Parmi tous ces morts, il n'y a pratiquement pas de membres de l'OAS. A 17 heures, des FSE qui demandent refuge auprès d'une caserne sont attaqués par des Algériens...

L'officier interdit à ses hommes d'ouvrir et d'intervenir. Mais des appelés passent outre et déverrouillent la porte. Puis ils patrouillent ensuite dans Oran et ramassent les blessés. A 19 heures, l'état-major ordonne de renvoyer tous les civils chez eux. Le bilan de la première journée de l'indépendance de l'Algérie se soldera par environ 700 morts (ou disparus), en grande majorité des civils français n'ayant pas de lien avec l'OAS.