Depuis maintenant 2 semaines, un désaccord territorial entre l'Iran et l'Irak est la source de nombreuses escarmouches le long de leur frontière commune. Puis, le 17 septembre, l'Irak hausse le ton et déclare qu'elle va rétablir sa souveraineté sur les 2 rives du fleuve frontalier Chatt al Arab. Le 21, l'Iran annonce alors qu'elle a perdu une vedette fluviale mais qu'elle a coulé un navire irakien et en a également repoussé 5 autres...

1980-fleuve Chatt al-Arab

L'Irak publie aussitôt un démenti qui affirme que non seulement son armée n'a perdu aucun bateau, mais qu'elle a coulé 5 vedettes iraniennes.

La tension monte d'un cran le 22 quand, dans un communiqué, l'Iran accuse l'Irak d'avoir bombardé au moins 5 de ses terrains d'aviation. 

Elle affirme en outre qu'à Bagdad, 4 avions de l'armée de l'air irakienne ont largués des bombes sur l'aéroport.

Pour toute réponse, Saddam Hussein donne l'ordre à ses forces armées d'attaquer les objectifs militaires iraniens... pour "dissuader le régime raciste iranien de porter atteinte à la souveraineté irakienne". De son côté, l'Iran rappele 125.000 réservistes. Par ailleurs, un réservoir de sa raffinerie d'Abadan (la plus grande du monde) prend feu à la suite d'un bombardement irakien. Le conflit implique désormais les 3 armées des 2 pays.

Ce qui est devenu une guerre provoque alors une hausse du prix de l'or. A cela s'ajoute la décision des Emirats arabes unis, de l'Algérie et de l'Irak de réduire de 10% leur production de pétrole. Les marchés mondiaux s'inquiètent de savoir si l'Arabie Saoudite et d'autres membres de l'OPEP vont se joindre au mouvement. Pour l'heure, les réserves des pays consommateurs sont confortables (de l'ordre de 6 milliards de barils).