En 1946, l'ONU décide de créer un institut international pour aider au développement économique des 5.500.000 Km2 de fôrets de l'Amazonie. Artur Bernardes, ancien président du Brésil, avertit alors ses concitoyens qu'ils risquent de voir des nations étrangères se partager la fôret "sous la forme de colonies". Aprés leur coup d'état en 1964, les militaires brésiliens prennent le pouvoir : l'ONU délaisse alors son institut...

1989-Amazonie

L'américain Herman Kahn, du Hudson Institute, propose en 1967 de construire un barrage de plusieurs kilomètres de large sur l'Amazone pour en faire un lac.

La junte militaire rejette cette proposition "étrangère" mais s'engage alors dans la réalisation de projets "nationaux"...

Elle fait ainsi construire à travers la jungle une autoroute de 4.000 kilomètres, entre Cabedelo et Labrea, qui est inaugurée en 1972.

Dans les années qui suivent, 10 millions d'hectares de fôret brésilienne sont transformés en terres agricoles. Les militaires choisissent le camp de "l'occident chrétien" contre celui du communisme et ouvrent alors le Brésil aux capitaux étrangers pour favoriser le développement du pays et "préserver sa souveraineté". En 1985, alors que le monde commence à se soucier d'environnement, le Brésil redevient une démocratie...


Aux USA, en 1989, le sénateur environnementaliste Albert Al Gore déclare que l'Amazonie n'appartient pas au Brésil mais est la propriété de tous les habitants de la planète.


Le Brésil réagit en 1992 : son gouvernement se dote alors d'un ministère de l'environnement (le 1er dans l'histoire de ce pays) et le président Fernando Collor de Mello annonce également la création d'un inviolable territoire pour les indiens Yanomami de 9,4 millions d'hectares...