La situation économique de l'Espagne se dégrade, les grèves se multiplient, des officiers de la Garde Civile sont régulièrement les victimes des attentats des indépendantistes de l'ETA et de hauts fonctionnaires des services de sécurité sont contraints à la démission pour avoir fait torturer des prisonniers politiques. Dans ce contexte, des gradés de l'armée en appellent au roi Juan Carlos pour qu'il rétablisse l'unité du pays...

Juan Carlos 1er

A la surprise générale, Adolfo Suarez, chef du gouvernement depuis 5 ans, donne subitement sa démission.

Début février, le général Santiago de Mondivil écrit alors dans El Alcazar, le journal des anciens combattants franquistes, qu'il est désormais temps de faire appel aux "véritables institutions" de l'Espagne.

Si les députés restent globalement indifférents au message du général, de nombreux officiers de la Garde Civile y prêtent quant à eux une grande attention...

Puis, le 23 février au soir, alors que les députés et les ministres sont réunis au Palais des Cortes pour voter l'investiture de Leopoldo Calvo Sotelo (le nouveau chef de gouvernement nommé par le roi), des soldats et des officiers de la Garde Civile surgissent armes au poing dans l'hémicycle et ordonnent à tout le monde de s'allonger à terre.

Alors qu'il tente de résister, le général Manuel Gutierrez Mellado est ceinturé sans ménagement. Dans la nuit, en tant que chef des armées, le roi Juan Carlos lance aux putschistes un appel à la raison et ordonne aux officiers supérieurs de défendre la démocratie. Le lendemain matin, les soldats insurgés  se rendent. Se retrouvant sans hommes, le colonel Antonio Tejero et les autres officiers insurgés font alors de même.