Depuis l'élection de Valéry Giscard d'Estaing, en 1974, les vieillissants outils de production de la France s'atrophient peu à peu. Affaiblies, les entreprises françaises cèdent du terrain aux firmes étrangères dans une guerre économique impitoyable. En septembre 1981, le conseil des ministres du gouvernement de Pierre Mauroy confirme alors que la France va nationaliser un certain nombre d'entreprises privées...

1981-Pierre Mauroy


Parmi celles-ci figurent les 36 plus grandes banques du pays. Leur nationalisation donnera à l'Etat le contrôle sur 95% des dépots. Les 65 autres banques resteront quant à elles indépendantes et privées.


Les sociétés financières Paribas et Suez seront également étatisées. L'état français deviendra par ailleurs l'actionnaire majoritaire du groupe Matra et maitrisera ainsi son secteur de l'armement.

Les groupes industriels Rhône-Poulenc, Thomson-Brandt et Saint-Gobain sont, en ce qui les concerne, nationalisés à 100% (par conversion des créances de l'Etat en actions).  Les actionnaires privés seront indemnisés par l'octroi d'obligations, sachant que le mode de calcul de ce rachat forcé n'est pas encore fixé.

Laurent Fabius, ministre des Finances, précise que la création de l'impôt sur les grandes fortunes ne concernera pas plus de 200.000 foyers fiscaux et que cet impôt sera faible (entre 0,5 à 1,5% au maximum). Les biens professionnels bénéficieront quant à eux d'un abattement de 2 millions de francs et les contribuables d'un autre abattement de 3 millions...