Après la défaite de la France, l'occupation de la moitié nord du pays et la remise par le parlement des pleins pouvoirs au maréchal Pétain, ce dernier forme un gouvernement composé en partie d'aventuriers et d'opportunistes de la finance à qui il demande d'appliquer les principes de la Révolution Nationale. Des décrets sont alors publiés, parfois en contradiction les uns envers les autres. Dans les grandes villes, les prix flambent...

1940-marechal Philippe PetainDevant des magasins d'alimentation régulièrement démunis, les queues s'allongent.

Chaque fois qu'un produit de base vient à manquer (sucre, lait, huile, beurre), le gouvernement crée une nouvelle carte de rationnement et tente de mettre en circulation un "ersatz" pour le remplacer.

Les difficultés de transport accentuent elles aussi les pénuries de marchandises car seulement 10% des camions sont équipés de gazogènes.

De plus, le charbon de bois pour faire fonctionner ces gazogènes est produit en quantité insuffisante.

Par ailleurs, depuis la fin de la guerre, aucun des 6000 ponts détruits n'a été reconstruit.

L'industrie, hier mise au service de la guerre, peine à se reconvertir et beaucoup d'entreprises ferment leurs portes : les démobilisés et les anciens prisonniers de guerre forment désormais un contingent de 3 millions de chômeurs...

Pétain et Laval, craignant leur colère, rétablissent l'allocation de chômage (qu'ils viennent de supprimer). Ils leur proposent aussi des terres abandonnées (bien souvent incultes) ou les incitent à s'enrôler dans la Légion des anciens combattants et dans les camps de jeunesse. Ils prônent par ailleurs le retour des femmes au foyer... Au final, la politique économique du gouvernement de Vichy, bien souvent improvisée, génère pas mal de désordre.