Le 11 septembre 1973, la démocratie chilienne est balayée par une dictature militaire meurtrière. Le système économique qui est alors mis en place dans le pays applique à la lettre les théories de l'économiste américain Milton Friedman et celles de "l'école de Chicago". Le Chili va ainsi donner l'occasion aux adeptes de l'économie libérale de voir comment évolue une société où les habitants n'ont plus d'autre droit que celui de se taire...

1973-general Augusto Pinochet

La junte au pouvoir inscrit ce système économique dans la Constitution du Chili et l'applique en privatisant au maximum, et ce dans tous les domaines d'activités.

Les militaires se constituent au passage de véritables fortunes personnelles, tandis que la population sombre dans la misère.

Julio Ponce Lerou, gendre du général Augusto Pinochet, est placé par le dictateur chilien à la tête du gigantesque empire financier que le clan familial a constitué.

Lorsque, en 1990, la junte militaire est contrainte de céder le pouvoir, la Constitution est trés légèrement modifiée mais le modèle libéral inspiré par Milton Friedman est maintenu.

De son côté, Julio Ponce Lerou met en place un système de pots-de-vin, qu'il fait verser aux ministres et à un bon nombre d'élus...

Il veut ainsi protéger les intérêts du clan familial et s'assurer que le nouveau pouvoir continuera de privatiser pour que la fortune du clan grandisse encore.

Ce vaste réseau de corruption va permettre la privatisation de l'eau des rivières, des lacs et même des glaciers (ainsi que celle de la mer). La nature chilienne est sacrifiée à des intérets personnels, les écoles et les universités sont laissées à l'abandon pour favoriser les établissements privés et la gestion des retraites est confiée à des entreprises (lesquelles jouent les pensions en bourse : les gains étant pour les gestionnaires, les pertes pour les retraités).

(source : journal Le Monde Diplomatique et Wikipedia)