En 1903, le tsar Nicolas II fait secrètement fabriquer un document, "le Protocole des Sages de Sion", qui est un pseudo plan judéo-maçonnique de conquète du monde : son but est de faire des juifs les boucs-émissaires de l'empire. Puis, en 1918, le cosaque Symon Petlura, commandant de l'armée nationaliste ukrainienne, décrète quant à lui que la révolution bolchévique est un complot des juifs, lesquels sont tous communistes !

1918-Symon PetluraLes nationalistes ukrainiens détruisent plus de 500.000 maisons de juifs et tuent environ 100.000 de leurs habitants, bien que le banquier juif Abraham Halperine ait financé l'armée cosaque contre-révolutionnaire...

Bien qu'un congrés de rabbins ait excommunié les juifs soviétiques, que le Parti Ouvrier Juif Ukrainien ait condamné la révolution russe et que l'Union Juive de Crimée ait félicité tous ceux qui luttent contre le bolchévisme !

Le chef cosaque ukrainien Zeliony a pour habitude de massacrer les juifs à la mitrailleuse et, dans les armées contre-révolutionnaires, il est courant de donner une prime pour chaque juif abattu.

Les monarchistes des Cent-Noirs incitent les populations à tuer et à piller les juifs et ils accolent indifféremment les mots de "révolutionnaires", "bolchéviques" ou "juifs" à ceux de "voleurs de terre" ou "assassins de catholiques".

Le 29 août 1919, l'armée de Petlura entre dans Kiev et y massacre plus de 3.000 juifs.

Les monarchistes des Cent-Noirs et les miliciens de l'Armée des Volontaires d'Anton Denikine arrêtent quant à eux les trains,  jetent sur les voies les juifs qu'ils y trouvent et les tuent.


40% des crimes antisémites seraient imputables aux soldats de Petlura, 30% aux autres cosaques ukrainiens, 17% aux monarchistes de Denikine et 3% à l'armée polonaise, contre 10% à l'Armée Rouge.