Avec Henry Kissinger, Thomas C. Schelling crée en 1958 le Centre pour les Affaires Internationales (IBC) à Harvard. En 1964, le général Westmoreland (futur chef d'état-major américain au Vietnam) invite l'officier français David Galula (ex-combattant de la guerre d'Algérie) à y exposer les méthodes psychologiques, politiques et policières qu'il a mis au point pour combattre une guerre insurrectionnelle...

Thomas SchellingEn 1965, l'équipe de l'IBC est rejointe par l'idéologue Gene Sharp, alors considéré par les spécialistes comme le "Machiavel de la non-violence".

Sharp consacre toutes les années qui suivent à l'étude des mouvements sociaux et au développement d'une défense civile basée sur des actions non-violentes...

Cette dernière devra mobiliser un grand nombre d'adeptes capables de renverser les structures qui sont au pouvoir.

Les organisations à cibler en premier lieu sont l'armée, la police, les universités et les médias du pays visé.


En 1983, Gene Sharp et Thomas C. Schelling fondent l'association Albert Einstein Institution (AEI), laquelle va oeuvrer à renverser des gouvernements en favorisant les soulèvements de populations.


Passant par l'entremise de la Fondation Nationale pour la Démocratie (NED) et par l'Institut Républicain International (IRI), Sharp et Schelling parviennent ainsi à faire financer leur projet par de l'argent public.

Les théories de Sharp sont ensuite mises en pratique sur le terrain : elles appuient d'abord, avec efficacité, la lutte non-violente que les gouvernements baltes mènent contre l'URSS. Par ailleurs, l'Ecole de Guerre des USA, qui a hissé le militaire français David Galula sur un piédestal et en a fait une sorte de héros de la contre-révolution, se mettra alors à enseigner les méthodes de guerre psychologique du français aux militaires américains...