Début juin, alors que les 7 plus grands pays industrialisés sont réunis en sommet à Versailles, l'armée israélienne se met à bombarder Beyrouth pendant 2 jours, y ciblant les camps de l'Organisation de Libération de la Palestine (OLP). Le 6 juin, Ronald Reagan, président des USA, adresse un courrier au président israélien Menahem Begin où il lui fait part de sa compréhension et de son amitié. Le 7, Israël envahit le Liban...

1982-troupes israeliennes au LibanMenahem Begin affirme qu'il ne fait que répondre à l'attentat perpétré à Londres contre l'ambassadeur d'Israël, qu'il attribue à l'OLP bien qu'il n'en ait pas la preuve.

Le bilan des 2 opérations militaires israéliennes se chiffre par la mort de plusieurs centaines de Palestiniens et de Libanais.

Dans la conférence de presse qu'il donne à Versailles, le président français François Mitterrand dit seulement qu'il réprouve l'initiative israélienne.

Mais, pressé par les journalistes, François Mitterrand finit toutefois par condamner la violation de l'intégralité territoriale du Liban par Israël. Le président français rappelle cependant que la France entretient de solides liens affectifs et politiques avec ces 2 pays. De leur côté, les 7 chefs d'Etat réunis à Versailles choisissent de s'aligner sur la position de Menahem Begin, lequel affirme n'avoir fait que se défendre.

Le président israélien campe en effet sur ses positions : les bombardements et l'invasion du Liban n'avaient, selon lui, pas d'autre but que de répondre à l'OLP ! Le Conseil de sécurité de l'ONU adresse alors à Israël une mise en demeure qui lui intime de retirer "sur le champ" ses troupes du Liban. Les 7 donnent, quant à eux, un délai de 24 heures à l'envahisseur. Mais, étant assuré d'obtenir le véto des USA, Menahem Begin décide de prendre son temps...