En janvier 1988, les ayatollahs Golpayagani et Nadjafi-Marachi suggère à l'ayatollah Khomeiny de négocier une "paix honorable" avec l'Irak de Saddam Hussein. Khomeiny leur répond que, tant qu'il sera vivant, la seule issue possible à ce conflit sera la défaite de l'Irak. Cependant, en juillet, il doit accepter la résolution de paix n°598 de l'ONU et la guerre du Golfe s'achève par un cessez-le-feu entre les 2 belligérants.

Khomeiny vit trés mal le fait qu'il ne soit pas parvenu à abattre le régime de Saddam Hussein après 8 années de guerre. Son moral en est affecté et sa santé commence à décliner. En février 1989, des festivités célèbrent à la fois le 10ème anniversaire de son retour en Iran (après son bannissement) et celui de la révolution islamique. Mais Khomeiny se renferme sur lui-même, se tenant à l'écart de toutes les commémorations.

Ali_Khamenei_cropPuis, il met rapidement en place une réforme de la Constitution iranienne.

Le 23 mai, le guide suprême de l'Iran doit subir une opération qui le laisse très affaibli : il ne se relèvera pas de cette intervention médicale et décédera le 3 juin, à l'âge de 89 ans.

Après l'observation d'un temps de deuil raisonnable, il conviendra alors de trouver un successeur à l'ayatollah Ruhollah Khomeiny...


Mais, dés le lendemain, Hachemi Rafsandjani (le président du Parlement) désigne Ali Khamenei comme successeur légitime de l'ayatollah Khomeiny.


Cette désignation éclair prend donc Ahmed Khomeiny, le fils de l'ayatollah Khomeiny, a contre pied...

En effet, tel un monarque, Ahmed Khomeiny entendait bien prendre la suite de son père...

Hachemi Rafsandjani a donc été contraint d'agir rapidement pour le prendre de vitesse !