En 1987, une longue enquête commence aux USA. Elle concerne les ventes d'armes à l'Iran qui ont secrètement été réalisées par la CIA. William Casey, directeur de l'agence (à l'époque des faits) meurt d'une tumeur au cerveau avant d'être convoqué par les juges. En novembre, une commission d'enquête du Congrés accorde le "bénéfice du doute" au président Ronald Reagan qui, ainsi blanchi, ne peut plus être auditionné par la justice... 

1989-Georges BushUn coupable est cependant désigné : il s'agit d'Olivier North, ex-lieutenant-colonel du corps des Marines, contre lequel les juges ont retenu 3 des 12 chefs d'accusation.

Il risque donc d'aller en prison pendant 10 ans pour avoir exécuté les ordres donnés par son supérieur, à savoir l'amiral Poindexter. Ce dernier doit d'ailleurs, prochainement, être à son tour entendu par la justice de son pays.

Si des membres de l'administration Reagan risquent, eux aussi, d'être convoqués par les juges, il est cependant totalement exclu que ces mêmes juges puissent demander à entendre l'ancien vice-président Georges Bush...


En effet, ce dernier a entre-temps été élu président des Etats-Unis.


Cependant, l'opinion publique américaine reste convaincue que le président Bush n'a pas dit tout ce qu'il savait au sujet de cette affaire, tenue illégalement secrète...

Car, au moment où elle se produit, les élus des 2 chambres américaines ne sont pas informés que la CIA vend des armes à l'Iran, pas plus qu'ils ne sont avertis que l'argent ainsi récolté est reversé par la CIA aux milices anti-sandiniste du Nicaragua pour les financer. Malgré cela, 18 mois après le début de l'enquête, les électeurs américains choisissent délibérément de fermer les yeux et d'élire Georges Bush comme président...