Les nazis nationalisent dés 1933 la société cinématographique allemande Universum Film-Akiengesellschaft (UFA). Désormais, tout le monde va devoir obéir à la doctrine du national-socialisme d'Adolf Hitler. Puis, après la guerre, l'UFA devient la Deutsche Film AG (DEFA), qui récupère le matériel de l'UFA et embauche d'anciens collaborateurs du communiste Bertold Brecht, tel Slatan Dudow ou Wolfgang Staudte.

En République Démocratique d'Allemagne (RDA), le pouvoir communiste choisit les sujets de films "dans la ligne du parti" et contrôle les tournages dans le moindre détail. Peu à peu, le cinéma est-allemand devient inintéressant et les spectateurs commencent à déserter les salles de cinéma. En 1965, le Parti Communiste interdit la projection de 2 films qu'il trouve trop pessimiste et censure alors les activités de la DEFA...

1968-Konrad WolfDix autres films, en cours de tournage dans les studios, sont stoppés net : pour la DEFA, cela correspond à sa production cinématographique de l'année !

Chassés des locaux de la DEFA les uns après les autres, les cinéastes est-allemands se tournent pratiquement tous vers la réalisation de documentaires.

Hermann Zschoche, Jurgen Böttcher, Franck Beyer et Gerhard Klein vont donc filmer dans la nature, dans la rue, dans des usines ou dans des théâtres. 


En 1968, "J'avais 19 ans", film de Konrad Wolf, fait toutefois 3 millions d'entrées.


Ce film fait cependant figure d'exception en RDA où le documentaire est devenu le mode d'expression type du cinéma.

Pendant la réunification, la DEFA est privatisée et la Treuhand d'Allemagne de l'ouest nomme à sa tête le cinéaste ouest allemand Volker Schlondorff.

Refusant de s'adapter à ses méthodes autoritaires, les cinéastes est-allemands se tournent alors, pour beaucoup, vers la télévision...