En avril 1925, l'armée turque écrase la rebellion kurde de Cheikh Saïd Piran. L'Anatolie orientale est alors gouvernée par les militaires et les Kurdes sont massivement déportés vers l'ouest de la Turquie. En 1930 cependant, de nouvelles insurrections kurdes éclatent, aussitôt écrasées par les troupes turques. La Turquie légalise alors, en 1932, le remplacement des Kurdes d'Anatolie par des familles turques amenées de l'ouest du pays...

1942-drapeau du Komala

Les transferts de populations se poursuivent jusqu'en 1935 mais, malgré celà, une révolte éclate à Dersim en 1937 : 80.000 Kurdes sont alors exterminés par l'armée turque.


En 1942, à la faveur de l'invasion de l'URSS, des Kurdes iraniens créent le Komala (un parti marxiste pour la Renaissance Kurde).


Puis, Moustapha Barzani rassemble en 1943 les Kurdes d'Irak au sein du Parti Démocratique du Kurdistan (PDK) et ils prennent les armes en 1946.

En janvier de la même année, le Komala iranien fonde la République Kurde de Mahabad, laquelle cesse d'exister en décembre, suite à son invasion par l'armée iranienne. En 1958, le général irakien Abdel Karim Kassem s'empare du pouvoir en Irak avec l'appui de Barzani et des Kurdes. En Turquie, l'armée emprisonne préventivement les chefs tribaux kurdes en 1960 et des manifestations sont réprimées au Kurdistan turc l'année suivante.

Au même moment, une rebellion armée éclate dans le nord de l'Irak, qui est elle aussi écrasée. En 1962, en Syrie, 150.000 Kurdes sont brusquement déchus de la nationalité syrienne. Pendant l'hiver 1967, des Kurdes iraniens prennent à leur tour les armes : les kurdes irakiens de Moustapha Barzani s'allient alors à l'armée du chah d'Iran et participent avec leur chef à la féroce repression qui s'abat sur les rebelles...